Auprès De Mon Arbre
Renaud
Paroles de Georges BRASSENS
Musique de Georges BRASSENS
© WARNER CHAPPELL MUSIC FRANCE - 1955
paroles Renaud Auprès De Mon Arbre

Renaud - Auprès De Mon Arbre Lyrics

J'ai plaqué mon chêne
Comme un saligaud,
Mon copain le chêne, mon alter ego,
On était du même bois
Un peu rustique, un peu brut,
Dont on fait n'importe quoi
Sauf naturellement les flûtes
J'ai maintenant des frênes,
Des arbres de Judée,
Tous de bonne graine,
De haute futaie
Mais toi tu manques à l'appel,
Ma vieille branche de campagne
Mon seul arbre de Noël,
Mon mât de cocagne !

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû le quitter des yeux

Je suis un pauvre type,
J'aurai plus de joie :
J'ai jeté ma pipe,
Ma vieille pipe en bois,
Qui avait fumé sans se fâcher
Sans jamais m'brûler la lippe,
L'tabac d'la vache enragée
Dans sa bonne vieille tête de pipe
J'ai des pipes d'écume
Ornées de fleurons
De ces pipes qu'on fume
En levant le front
Mais j'retrouverai plus, ma foi
Dans mon coeur ni sur ma lippe,
Le goût d'ma vieille pipe en bois
Sacré non d'une pipe !

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû le quitter des yeux

Le surnom d'infâme
Me va comme un gant
D'avec ma femme
J'ai foutu le camp,
Parce que depuis tant d'années
C'était pas une sinécure
De lui voir tout le temps le nez
Au milieu de la figure
Je bats la campagne
Pour mériter la
Nouvelle compagne
Valant celle-là,
Qui, bien sûr, laissait beaucoup
Trop de pierres dans les lentilles,
Mais se pendait à mon cou
Quand j'perdais mes billes !

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû le quitter des yeux

J'avais une mansarde
Pour tout logement
Avec des lézardes
Sur le firmament
Je l'savais par coeur depuis
Et, pour un baiser la course,
J'emmenais mes belles de nuit
Faire un tour sur la grande Ourse
J'habite plus d'mansarde
Il peut désormais
Tomber des hallebardes
Je m'en bats l'oeil mais,
Mais si quelqu'un monte aux cieux
Moins que moi, j'y paie des prunes
Y'a cent sept ans, qui dit mieux,
Qu'j'ai pas vu la lune !

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû le quitter des yeux


Cette chanson est une reprise. Sa version originale a été créée par Georges Brassens

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